Inclination

Inclination

 

L’Amour ne compose pas avec nos illusions.

Il traverse, il dépouille, et nous révèle à sa vérité.

Ce texte est né de cet espace-là.

 

 

Quand l’Amour se présente,

Je m’incline.

 

Il ne vient pas toujours dans la douceur ;

Parfois, il m’écorche et me brûle.

Il me dépouille,

Car pour révéler Sa splendeur,

Il doit d’abord dissiper mes illusions.

 

L’Amour n’est pas seulement caresse ;

Il me broie pour me rendre souple,

Il me pétrit pour que je devienne agile,

Terre vivante entre ses mains.

 

Il est feu, torrent, tempête ;

Il élague les branches mortes de mes certitudes,

Il secoue les racines de mes peurs,

Il me laisse nue face à moi-même,

Et pourtant, dans ce dénuement,

Il me couronne.

 

L’Amour ne se possède pas,

Et ne veut rien posséder :

Il se donne tout entier à qui s’y abandonne, 

Avec un seul désir : s’accomplir.

J’accueille ce don,

J’avance sur ses chemins escarpés,

Je me laisse traverser, transformer, habiter.

 

Car son œuvre est de me révéler,

Au-delà de mes résistances,

Au cœur incandescent de Sa vérité.

 

Quand la peur me fait douter,

Il ne reste que l’ombre d’un rire,

L’écho d’une larme,

La pâle copie de la joie véritable.

 

Pour accueillir la vérité de l’Amour dans chaque souffle,

Je choisis la brûlure plutôt que l’oubli,

L’engagement et non la tiédeur,

Le pardon et non l’amertume,

L’innocence au lieu des convictions.

 

L’Amour est la vie qui coule dans mes veines,

La lumière qui éclaire les ténèbres,

La sagesse qui révèle l’essence.

Il est le chant éternel

Qui fait vibrer l’univers tout entier.

 

Lorsqu’il me traverse,

Il me rappelle que je suis poussière d’étoile,

Terre et Ciel, humain et divin.

 

Je m’offre, sans retenue.

Qu’il me purifie, me rectifie et m’élève,

Qu’il fasse de moi un espace où tout se rencontre,

Un souffle qui murmure :

Je suis toi. Tu es moi.

Nous sommes l’éternelle danse de la Vie.

 

Véronique

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